 |
| |
Vous trouverez ici quantité de questions fréquemment posées avec les réponses. Bonne lecture!
De pâturin des prés ou du Kentucky (Poa pratensis). Le pâturin du Kentucky est de loin l’espèce la plus employée au Québec pour l’implantation d’une pelouse. C’est une espèce rustique qui maintient une belle couleur verte.
Certaines espèces de graminées à gazon sont mieux adaptées à l’ombre que d’autres. Par exemple, la fétuque rouge traçante (Festuca rubra) tolère mieux l’ombre que le pâturin du Kentucky. Cependant, un gazon établi à l’ombre ne sera jamais aussi dense qu’un gazon qui est établi à un endroit ensoleillé.

En général, l’ensemencement doit être effectué en période printanière, c’est-à-dire entre la fin du dégel et la mi-juin ou en période automnale, soit entre le début d’août et la mi- septembre, selon les régions climatiques. Si l’eau est disponible, le semis peut être réalisé en tout temps durant l’été.
Des plaques de gazon peuvent être implantées avec succès au printemps, en été ou en automne. Cependant, puisque l’humidité du sol est plus basse durant les périodes de canicule, il faut s’assurer de pouvoir maintenir un certain niveau d’humidité. Il est recommandé de faire l’engazonnement sur un sol non détrempé.
Le principal facteur de succès de l’implantation d’une plaque de gazon est le maintien d’une bonne humidité du sol. Lors du choix de la période d’implantation, c’est la disponibilité en eau qui peut alors devenir le facteur limitant. Par exemple, les municipalités peuvent imposer des restrictions de consommation d’eau potable en période de canicule. Comme la disponibilité en eau est souvent moindre en été et que les températures y sont normalement plus élevées, il est préférable de ne pas faire l’implantation en période de canicule.
Les plaques de gazon sur les palettes ne doivent pas être arrosées, même si elles ne sont pas posées immédiatement, pour éviter le surchauffement des plaques.
La pose des plaques doit se faire le plus tôt possible après la préparation du sol afin de prévenir l’établissement de plantes indésirables. Si la pose des plaques se fait lors des périodes estivales chaudes et sèches, les plaques doivent être récoltées, livrées et installées à l'intérieur d'une période de 24 à 36 heures. Une attente prolongée entre la récolte et la pose peut entraîner la mort de racines. Toutefois, si la pose se déroule par temps frais et pluvieux, un délai de 48 heures entre la récolte et la pose est généralement acceptable.
Pendant la pose du gazon en plaques, de légères aspersions d’eau devraient être effectuées à quelques reprises au cours de la journée si la pose des plaques se fait lors de conditions très chaudes (>25°C) et venteuses. Ces aspersions consistent en de très légères irrigations qui ont pour but non pas de mouiller le sol, mais plutôt de refroidir le gazon et d’éviter l’assèchement et le flétrissement.
Cela dépend principalement du type d’implantation utilisé. Un gazon établi à partir de plaques peut tolérer un piétinement modéré dès son implantation. Pour un gazon établi à partir de semences, on doit attendre que le système racinaire des plantules soit bien ancré au sol afin de ne pas arracher celles-ci, ce qui peut prendre plusieurs mois. Idéalement, éviter d’y marcher pendant toute la première saison de croissance.
Peu importe le type d’engrais utilisé, la pelouse absorbe les éléments nutritifs sous la même forme.
Engrais organiques : engrais provenant de la transformation de déchets végétaux et/ou animaux. Ils doivent être dérivés à 100 % de sources organiques, soit animal ou végétal.
Engrais à base organique : engrais composés d’engrais organiques d’origine naturelle et d’engrais synthétiques. Ces engrais doivent contenir un minimum de 15% de matières organiques d’origine animale ou végétale.
Engrais naturels : engrais entièrement composés de sources naturelles, de substances organiques ou de minéraux provenant de gisements naturels.
Engrais de synthèse : engrais fabriqués à l’aide de processus industriels. Ils contiennent les éléments fertilisants qui sont initialement solubles et disponibles.
Plusieurs petites applications, réalisées au bon moment et à la bonne dose, sont suffisantes. Ces applications favoriseront une croissance continue tout en maximisant l’absorption des éléments nutritifs par la plante. Respectez le mode d’emploi et les doses recommandées sur le sac d’engrais. Il est également recommandé de procéder à une analyse de sol avant l’application d’engrais.
Malheureusement, plusieurs personnes tondent leur gazon trop court (2 cm de hauteur) dans l’espoir qu’il devienne aussi verdoyant qu’un parcours de golf ! La composition de votre pelouse (mélange d’espèces graminées) n’étant pas la même que celle d’un terrain de golf, la hauteur de la tonte doit donc être différente :
Au printemps : à environ 5 cm
À la fin du printemps et durant l’été: entre 8 et 10 cm
Lors de périodes de sécheresse : évitez de tondre
À l’automne : à environ 5 cm
- En augmentant la hauteur de la tonte à 8-10 cm, ceci permet de réduire de moitié la fréquence de tonte;
- En appliquant l’engrais printanier juste après la période de poussée de croissance pour favoriser la croissance racinaire au détriment du feuillage. À titre d’information, cette période correspond à, environ, la fin juin dans la région de Montréal.
Oui, car en tondant la pelouse à une hauteur de 8 cm en été, le sol conserve mieux son humidité et, ainsi, diminue ses besoins en eau. En augmentant la hauteur de tonte en été, les brins d’herbe créent de l’ombre au sol et permettent de réduire l’assèchement du sol et, par conséquent, d’économiser l’eau.
Ceci dépendra de plusieurs facteurs tels que le sol en place (texture, structure et épaisseur), les pratiques d’entretien, la région, la pluviométrie et également les attentes du propriétaire du terrain. Par exemple, au Québec, les précipitations de pluie sont plus abondantes au printemps (avril et mai) et à l’automne (fin août, septembre et octobre).
Toutefois, au courant de l’été (surtout en juillet et août), il peut survenir des périodes de canicule et de sécheresse pouvant parfois durer plusieurs semaines dans certaines régions. Lors de ces périodes, les pertes d’eau par évapotranspiration dépassent la capacité d’absorption en eau du système racinaire entraînant ainsi un flétrissement et un jaunissement de la plante.
Lorsque ces périodes perdurent, la pelouse, particulièrement le pâturin du Kentucky, entre alors dans une phase de dormance. Durant cette phase, la pelouse est dans une condition lui permettant de préserver ses parties vitales en ralentissant ses fonctions métaboliques. La phase de dormance de la pelouse permet de réduire ses besoins en eau et peut ainsi concentrer l’humidité du sol encore disponible au niveau de la couronne, des rhizomes et des racines. Cette dormance permettra aux graminées à gazon de survivre aux conditions adverses durant une certaine période, et ce, jusqu’à ce que les réserves en eau du sol soient à nouveau rétablies. L’irrigation d’une pelouse est particulièrement nécessaire lors de périodes de sécheresse prolongées (plusieurs semaines) afin de prévenir la déshydratation des parties vitales de la pelouse.
En été, lorsque la chaleur est intense et que le sol est sec, la pelouse entre en semi-dormance, c'est-à-dire qu’elle cesse de croître. En général, elle peut demeurer en phase de dormance plusieurs semaines sans que les conséquences ne soient graves. Il est donc recommandé de ne pas tondre en période de canicule et de sécheresse puisque la croissance de la pelouse cesse pendant cette période. La pelouse sort de cette dormance et reverdit dès que les conditions climatiques (plusieurs heures de pluie consécutives) reviennent à la normale.
- Tôt le matin ou en fin d’après-midi. À cette période, le risque d’évaporation est plus faible et permet à l’eau de bien pénétrer le sol;
- Durant des périodes nuageuses ou lors de faibles précipitations puisqu’à ce moment, l’évaporation de l’eau est à son minimum.
 |
|
Les vers blancs sont des insectes ravageurs faisant partie de l’ordre des coléoptères de la famille des scarabéidés. Ce sont les insectes ravageurs les plus destructifs des pelouses des climats frais. |
Les vers blancs endommagent la pelouse en broyant les racines des plantes près de la surface du sol. Les pertes de gazon peuvent alors être très sévères et irréversibles. Il existe au moins une dizaine d’espèces de vers blancs nuisibles aux pelouses. Mais au Québec, trois espèces sont présentes : le hanneton européen, le scarabée japonais et le hanneton commun. De ces trois espèces, une est très problématique dans la région de Montréal : le hanneton européen.
Conditions pouvant favoriser la présence de vers blancs
- Tonte trop courte;
- Pelouse affectée par la sécheresse;
- Carence minérale en phosphore et en bore;
- Pelouse en pente et ensoleillée;
- Emplacements près des lumières de rue, des trottoirs et des entrées de cours.
Caractéristiques spécifiques et éléments de diagnostic
- Les dommages causés à la pelouse par les vers blancs se manifestent par l’apparition de plaques de gazon jauni et lors de conditions chaudes et sèches, ces dommages peuvent être irréversibles;
- Le gazon a la texture d’une éponge sous les pieds et se soulève facilement comme un tapis;
- La présence de dégâts provoqués par des mouffettes ou des taupes qui se nourrissent de larves;
- La présence de plaques de gazon mort au printemps;
- La présence d’adultes dans les arbustes, les fleurs ou les fruits.
 |
|
|
présence de vers blancs
sous la pelouse |
|
dommages causés par
les
mouffettes |
| |
|
|
 |
| cycle de vie des vers blancs |
|
|
Méthodes préventives
- Utiliser, pour le réensemencement des variétés plus résistantes;
- Tondre plus haut, soit à 8 cm, pour freiner la ponte des œufs dans le gazon;
- Arroser adéquatement en profondeur pour stimuler la croissance des racines de la pelouse afin de la rendre plus tolérante à la sécheresse;
- Attirer les oiseaux.
La première méthode de lutte est la prévention. Une pelouse bien entretenue, dense et possédant un système racinaire bien développé tolèrera mieux les infestations d’insectes qu’une pelouse dégarnie et peu entretenue. Il existe plusieurs espèces différentes de vers blancs. Au Québec, les principales sont le hanneton européen (Rhizotrogus majalis), le scarabée japonais (Popillia japonica), et le hanneton commun (Phyllophaga sp.). Ces trois insectes ont des cycles de vie différents, et il est important de connaître l’espèce présente sur notre terrain afin de cibler les méthodes de lutte aux moments ou l’insecte est plus vulnérable. Par exemple, limiter l’irrigation pendant la période d’éclosion des œufs peut diminuer la survie des larves.
L’utilisation de nématodes (vers microscopiques qui tuent les vers blancs) peut aider à diminuer la quantité de vers blancs présents sur un terrain. On doit cependant s’assurer d’utiliser la bonne espèce de nématode pour lutter contre l’insecte qui est présent. On doit aussi s’assurer que le sol est assez chaud (environ 15 degrés Celsius) et humide pour que les nématodes soient efficaces. On recommande généralement d’arroser le sol avant et après l’application puisque les nématodes ont besoin d’eau pour se déplacer. Comme plusieurs facteurs influencent le succès d’une telle opération, le niveau de contrôle observé à l’aide des nématodes est variable.
Enfin, le code de gestion des pesticides permet l’application d’un insecticide, l’Imidacopride, pour lutter contre les vers blancs. Cet insecticide, est appliqué en prévention sur les terrains ayant un historique d’infestation de vers blancs. Ce produit n’est pas en vente libre et doit donc être appliqué par une compagnie spécialisée. Le terrain doit être irrigué après l’application afin que le produit pénètre dans le sol, à la profondeur où les œufs seront déposés. Par contre, certaines municipalités interdisent l’utilisation de ce produit.
Premièrement, il faut identifier la cause de la présence des animaux. S’ils viennent se nourrir d’insectes présents dans le sol, on doit identifier l’insecte en présence (souvent, ce sont des vers blancs). Deuxièmement, on doit évaluer l’étendue des dégâts. Si les dommages sont concentrés sur une petite surface, on peut replacer le gazon afin que celui-ci reprenne sa croissance. En effet, dans cette situation, les animaux constituent un moyen de lutte puisqu’ils se nourrissent d’insectes qui peuvent être nuisibles au gazon. Par contre, si les dommages sont importants, il faudra considérer des méthodes afin de se débarrasser des insectes qui attirent les animaux.
|
|
 |