Généralement, les méthodes de prévention permettent de limiter les populations et par conséquent les dégâts. Cependant, il arrive parfois des infestations. Il faut alors procéder avec méthode.
Avant d’entreprendre toute action de lutte, il est important de bien identifier l’espèce (hanneton européen, scarabée japonais ou hanneton commun), car chacune a un cycle de vie différent. En intervenant aux moments où l’insecte est le plus vulnérable, vous augmentez vos chances de réussite.
Un professionnel de l’horticulture ornementale peut vous aider à identifier l’espèce qui cause des dégâts.
Stratégie de lutte n° 1 : l’utilisation de nématodes
Il s’agit de vers microscopiques qui pénètrent dans le corps des vers blancs et qui les tuent. Cette stratégie permet de réduire la quantité de vers blancs présents sur un terrain, mais pas de les éradiquer totalement.
Comme plusieurs facteurs influencent le succès d’une telle opération, le niveau de contrôle observé à l’aide des nématodes est variable. Vous devez procéder de la manière suivante :
- identifiez l’espèce de vers blancs afin de vous procurer la bonne espèce de nématode
- procurez-vous des nématodes dans une jardinerie en suivant précisément les consignes de manipulation
- procédez quand le sol est assez chaud (environ 15 degrés Celsius)
- arrosez le sol afin que celui-ci soit bien humide
- préparez le mélange eau et nématodes selon les spécifications du produit
- appliquez les nématodes
- arroser le sol après l’application puisque les nématodes ont besoin d’eau pour se déplacer
Stratégie de lutte n° 2 : l’utilisation de l’imidacopride
L’imidacopride est insecticide dont l’utilisation est autorisée par le code de gestion des pesticides du Québec (en prévention sur les terrains ayant un historique d’infestation de vers blancs). Toutefois, ce produit ne peut être appliqué que par une compagnie spécialisée qui utilisera le produit de façon sécuritaire. Vous devez donc obligatoirement vous adresser à un spécialiste pour procéder à cette stratégie de lutte.
Avis important
Même si le code de gestion des pesticides du Québec autorise l’utilisation de ce produit, certaines municipalités en restreignent l’utilisation (notamment en exigeant un permis) alors que d’autres en interdisent carrément l’application.